

L’aéroport est vide, pas de bousculade, James Bond m’accueille sur un 4m par 3 tandis que je scotch devant le nez d’un 747.

Pour contrer l’incompréhension total qui décrit la conversation entre la douanière et moi au poste frontière, elle me tend en guise de réponse une carte comportant un numéro de téléphone : « Help info immigration English ». Ca y est je suis officiellement en Corée. Je récupère mes quelques bagages, change un peu d’argent et tente de trouver un moyen de débarque sur Seoul.
Une rapide connexion au wifi de l’aéroport me permet de récupérer dans le mail de mes futurs colocs, leur adresse envoyée juste à temps
L’hôtesse à l’accueil m’écrit en coréen l’adresse où je dois me rendre pour la montrer au taxi. Puis direction le bus qui m’emmènera dans le cœur de Seoul. Je ne peux rien lire, rien traduire encore moins le dire…Bon courage quand une vingtaine de bus différents attend patiemment le voyageur fatigué.
Une heure après Seoul apparaît au travers des vitre du bus 416. Le chauffeur soucieux de me voir sortir au bon moment m’indique que j’arrive dans deux stations. Dommage j’aurai bien continué ma sieste la joue plaquée contre la vitre et la bouche à la limite du drame salivaire.
Samkagji, Débarquer sur un trottoir au milieu d’une deux fois 5 voies, j’ai l’impression d’avoir été déposer sur un ilot avec ces eaux infesté de requin. Je rame avec mes affaires pour finalement atteindre la berge me permettant de demander à un taxi de m’emmener un bon port.
Le taximan a tourné le papier dans tout les sens, et appuyé sur toutes les touches de son GPS, après 10 bonnes minutes impossible à dire si il va m’emmener au bon endroit. 4 arrêts plus loin, une demi douzaine de demi-tour et deux côtes à quarante-cinq degrés, mon taximan fini par taper à la porte d’une maison puis d’un appartement en contre bas d’ou émerge Mickael, martiniquais encore les yeux collé de sommeil et la trace de l’oreiller. On a fait la fête hier…
Il est 10h30 peut être 11h et je pose mes valises à bon port a prés une épopée finalement plus simple que prévu.
Il est fait beau, je suis décalqué, un peu comme mes nouveaux colocataires… Mickael, grand martiniquais sourire jusqu’au oreilles qui me propose de gouter « sa drogue »…Une bouteille de soda avec un liquide vert étrange avec des espèces de fin grumeau... c’est trop bon c’est quoi ??
Du jus d’Aloe Vera du moins c’est ce qui est écrit sur l’étiquette…Le voyage gastronomique vient de commencé.
Stéphanie émerge à son tour… Pas mieux réveillé que son copain mais tout aussi accueillante, elle est originaire de Thaïlande… Me voilà partie pour la Corée du sud et j’habite avec un martiniquais, une Thaïlandaise sans oublier Attilio l’Italien le dernier colocataire… Que demander de mieux.
Seul Hic, En tant que bon samaritain, Mike et Fanny ont accueilli une de leur amis coréenne qui s’étant fait volé son sac et n’ayant pu ses clé à profiter de mon futur lit pour la nuit…Pas de soucis, j’ai tout mon temps…Une ou deux heures plus tard je m’écroule dans mes « appartements »… Dodo.
Il fait nuit par la petite fenêtre de ma chambre quand je réouvre les yeux. Personnes à l’appart.
Zut, moi qui pensé faire plein de truc cette aprèm. Note pour plus tard, ne jamais prévoir quelque chose après dix heures d’avion. Je pars me balader dans mon quartier. Les rues sont encore plus raides à monter à pieds. On est a flanc de Colline avec une rue commerçante en contre bas où ce concentre restaurant, bar et commerce. Comme nos chers «Petit arabes du coin » à paris mais pour le coup le vendeur est bel et bien coréen. On trouve ces petits marchés dans tout Séoul. Les enseignes les plus connus sont FAMILY MART ou encore SEVEN ELEVEN (que l’on trouve dans beaucoup de pays pour ce dernier) Le coin est calme et gentiment animé. C’est presque comme un petit bourg mais on est dans une ville de vingt millions d’habitants… agréable constat qui n’est bien sur pas vrai dans toute la ville.
C’est malin, forcement maintenant je n’ai plus sommeil, je décide d’aller honorer dignement mon arrivée en terre inconnue. Le restaurant à Barbecue Coréen en bas de la rue fera très bien l’affaire. Grand table ronde en métal percé d’un trou avec au dessus une étrange tuyère de cheminée en alu à dimension variable. M’y voilà attablé seul avec la ferme envie de découvrir au plus vite la gastronomie locale. Un détail pourtant calme mes ardeurs…Impossible de lire la modeste ardoise accrochée au mur indiquant à mon avis les différents plats. Après trois mots en anglais, je laisse tombé et la serveuse qui ne parle pas un mot de la langue de Shakespeare aussi. Même « a beer » ça ne lui dit rien. Finalement, elle prend les devant et arrive avec entre les mains un bac remplie de braise qu’elle pose au centre de la table garnie d’une grille ou viendront bientôt grillé une jolie et fine pièce de viande découpé au ciseau. Le tout est accompagné de petites assiettes garnies de légumes et sauces avec bien sur le fameux Kimshi (Chou mariné coréen). La viande grille, les petites accompagnement aiguise mon appétit, une bière me rafraichit mais où est le riz si cher au asiatique…Quelques gesticulation plus tard, je réussi à récupérer un bol de riz.
La montée sur les hauteurs du quartier fera office de dessert et de digestif pour tenter tant bien que mal de trouver le sommeil ensuite…
Welcome to Seoul.




Bonjour, Victor!
RépondreSupprimerC'est Se-Jin.
Bienvenue dans mon pays.
C'est vraiment domage que je ne sois pas là.
J'éspere bien que tu découvriras que des bonnes choses.
Au fait, je pense que tu habites pas très loin de Sookmyung Womens University où Marc a travaillé.
En tout cas, n'hésites pas me demander si tu as besoin quelques choses en quoi je peux t'aider.
Se-Jin Kim Chalopin
sejingold@hotmail.com